MESSAGE D'UN ANGE

MESSAGE D'UN ANGE
Je te veux vivante Maman

Je pleure mon enfant qui est mort...
Mais en même temps, j'entends sa voix qui me dit avec une légère impatience :
"Maman, ne te tracasse pas pour moi,
Maman, n'en reste pas là.
Oui, mon départ t'a fait très mal !
Oui, tu as toujours mal !
Mais tu sais maintenant que c'était un envol non un naufrage.
Oui, je sais ! Cela est inguérissable...
Mais que cela ne t'empêche pas de penser aux autres et aussi à toi.
Continue à cueillir, maman, tous les bonheurs de la vie. Même les plus petits, même s'ils ont un arrière goût de cendre parfois.
Fais-toi plaisir, chante, écoute de la musique, crée quelque chose avec tes mains, crée quelque chose avec ton coeur, avec ta tête !
Sans cesser de pleurer peut-être, mais crée !
Je te veux vivante, Maman ! Que mon départ devienne pour toi source de vie !
Je t'en prie, ne t'abandonne pas !
Continue, va !
Tu le sais, je suis avec toi tous les jours.
Je te veux vivante, Maman ! "

Extrait du N° 116 du "Pierres Vivantes".

# Posté le dimanche 30 août 2009 07:12

MESSAGE

MESSAGE
après 3années sans le prendre dans mes bras....il a fallu apprendre a le tenir d'une autre façon.....
J'ai eu la chance d'avoir des contacts, et je sais aujourd'hui que rien ne s'arrête, qu'au contraire tout commence....
Qu'ils ne nous ont pas quittés, ils sont juste invisible à nos yeux, mais bien plus présent qu'on ne le pense......
Je ne parle pas de religions ni de croyances.....car qu'importe la religion, nous irons tous retrouver ceux qui nous ont quittés!!!!
Il nous faut trouver un sens, un moteur a cette vie qu'est devenue la notre, et que nos enfants soient fiers de nous

Ce message est de mon amie Valérie maman de Karl, je le trouve si beau que Christine et moi voulons vous en faire profiter.

Bises

# Posté le jeudi 27 août 2009 05:58

JE NE PEUX PLUS PLEURER

Gouttes d'eau venant du coeur,
Expression de bonheur ou de malheur,
Vous qui glissiez souvent sur mes joues,
Aujourd'hui, mais où êtes-vous ?

Toutes les douleurs de mon âme,
Toutes les peines qui me désarment,
Pourquoi ne pas vous laisser emporter
Par le torrent des larmes tourmentées ?

Ultra sensibilité, pourquoi me tortures-tu...
Toutes ces émotions qui ne sortent plus...
Pourquoi ai-je envie de pleurer
Alors que mes larmes sont emprisonnées...

Mes larmes se sont-elles gelées
Au point que je ne sois qu'un glacier
N'attendant qu'un réchauffement emotionnel
Pour fondre et créer une inondation corporelle...

Mes larmes, je vous en supplie à genou,
Ne restez plus enfouies, je suis à bout...
Sortez de mon corps, inondez mon visage
Faites sortir mes tourments, que cela me soulage...

Valérie S. (Art et Poèmes) avril 2006

J'ai tellement pleuré quand tu nous as quittés ma chérie, je n'ai plus de larme, je ne suis pas très bien comme tous les ans à cette époque je ressens ton mal être ta souffrance je suis remplie de tristesse, bientôt 24ans que tu es partie bien loin de moi mon amour ma fille adorée, comment ai-je pu tenir jusque là, et oui je suis encore là, pour combien de temps je ne le sais pas, ayez pitié mon Dieu ayez pitié de moi, ne me laisser pas encore aussi longtemps loin de mes enfants.
Mille baisers mes anges.

# Posté le mercredi 26 août 2009 13:32

Modifié le mercredi 26 août 2009 14:12

A LIRE

A LIRE


Commentaire :  Qc Canada


Après la mort de son enfant : survivre ou revivre. (Conférence d'Annick ERNOULT )

Nous sommes des rescapés d'un cataclysme familial et ce drame va suivre toute notre vie... Il est important de savoir que, d'après une récente étude Danoise, nous sommes en danger dans les trois premières années qui suivent la mort de nos enfants. La première question que l'on se pose après la mort de nos enfants est :

Est-ce que j'ai envie de continuer à vivre sans cet enfant ?

Honnêtement, je crois que beaucoup de gens répondent à cette question : Non ! je n'ai plus envie de continuer à vivre.....

Avec un recul de 21 ans je peux vous dire:" Au début nous survivons et revivre ne peut s'envisager qu'après plusieurs années."

Qu'est-ce qui peut nous aider à revivre ?

Une étude anglaise sur le deuil montre que l'étau physique (gorge serrée, poids sur les épaules...) ne commence à se desserrer qu'à partir de la 5ème année de deuil. C'est long !... Alors que la société nous le refuse accordons-nous le droit d'être mal pendant toutes ces années. Mais comment ?

Tout d'abord, faire preuve de patience !

patience vis-à-vis de nous-mêmes.
patience envers les autres qui ne peuvent pas comprendre ce que nous sommes en train de traverser : la famille ; ceux qui nous entourent ; ceux qui ne cheminent pas au même rythme que nous. Nous sommes déçus, car nous n'avons pas l'aide attendue. Nous souffrons de solitude. Certains nous disent "de tourner la page"...

L'idée n'est pas de tourner la page, mais d'écrire cette page et jusqu'au bout !

Ne nous répétons pas sans arrêt : je n'y arrive pas ! De toute façon, ça n'ira jamais mieux !

En parler.

La parole et la mort ne vont pas bien ensemble. Pourtant il faut en parler tout de suite pour ne pas laisser s'enkyster notre douleur. Autour de nous, on nous dit tout le contraire. Nous dépensons plus d'énergie à conserver nos émotions qu'à les laisser s'exprimer. En parler fait du bien, même si ça ré-ouvre les émotions... Donnons-nous ce droit de dire même plusieurs années après : Je suis ravagé !


Ce qui nous pèse le plus, c'est ce visage souriant que nous nous donnons parfois. Les gens ne peuvent pas deviner nos besoins. Quelques fois, reconnaissons-le, nous aider est "Mission impossible". Il faut que les gens sachent nous écouter sans nous conseiller... mais sachent aussi donner des conseils au bon moment... A cet entourage, j'ai envie de dire : "surtout ne nous jugez pas. Accueillez-nous et aimez-nous tels que nous sommes !" En couple, apprenons à dire mutuellement nos besoins pour rejoindre l'autre. La souffrance sépare. C'est difficile de souffrir à deux ! Nous avons tous des cicatrices physiques. A certains moments elles démangent, rougissent.

Alterner les temps de "décentrage" et les temps de "recentrage" sur nous-mêmes.

Ces périodes de "recentrage" nous fatiguent et nous prennent beaucoup d'énergie. La fuite nous tente devant ce face-à-face avec la souffrance....

Les temps de "décentrage" (appelés " distraction " par Christian BOBIN) sont des activités, des moments où on se laisse entraîner par les autres. Alternons ces temps-là.

Après le deuil de notre enfant, nous n'avons pas envie de nous poser cette question, comme si se faire du bien était trahir notre enfant. Nous avons honte d'aller bien. Prendre soin de soi au cours du deuil ? On ne se l'autorise pas ! Donnons-nous ce droit d'aller bien !

Équilibrer des temps de solitude et de rencontre.

L'isolement, c'est quelque chose que nous n'avons pas choisi. L'isolement, c'est ce que nous ressentons quand la société nous empêche de montrer notre tristesse, quand les amis fuient, quand le silence se fait lorsque nous arrivons quelque part, quand les gens traversent la rue pour ne pas nous rencontrer. La solitude, c'est ce temps où nous nous rencontrons nous-mêmes... et je crois que dans ce temps nous nous reconstruisons. Ce temps, il faut nous le donner ! La solitude, c'est aussi ce temps où nous rencontrons notre enfant qui n'est plus là. Équilibrons les temps de solitude et les temps avec les autres. Nous avons besoin de nous retrouver avec des "PAIRS" car l'incompréhension à l'extérieur est trop grande. Nous ne pouvons pas dire avec des mots ce que nous ressentons. Nous éprouvons des sentiments jamais éprouvés. Cette intensité de vécu est écrasante à certains moments.

Il faut s'appuyer sur l'authenticité.
Qu'est-ce qui a été VRAI dans ma journée ?
Qu'est-ce qui a été positif ?... Qu'est-ce qui a été beau ?...

Ce peut être le soleil... une rencontre... un sourire... un coup de fil.

Pour notre entourage le temps qui passe provoque un effacement, comme une gomme. Aller mal devient inacceptable. Certaines personnes nous disent :

Tu verras, avec le temps ça ira mieux !.. Dans 1 an, ça ira mieux !..

Avec le temps, rien ne change ! Nous n'osons plus dire que ça va mal de peur d'être mal vu, de peur de se retrouver seuls

Le temps devient notre ami quand nous avons compris que nous n'oublierons jamais notre enfant... même 50 ans après !.. La présence intérieure habitera une partie de notre coeur, mais pas tout notre coeur.

Nos enfants décédés nous font grandir le coeur.... Nous réalisons, alors, que nous ne sommes plus dévastés, brûlés de l'intérieur... que, peut-être, ce "labourage de notre terre intérieure" va permettre de semer des graines nouvelles.
Parfois, on me parle "d'acceptation"... de "phases" à traverser... Il n'y a pas de "phases" dans le deuil, il n'y a que des "allers-retours". Nous pouvons être encore en colère ou tristes 20 ans après et avoir des bouffées de colère forte qui reviennent. Nous sommes constamment ballottés entre l'avenir et le passé, le "ça va" et le "ça ne va pas". J'ai remplacé le mot "acceptation" par le mot "intégration". Je ne peux pas accepter d'avoir perdu mon enfant, mais je peux l'intégrer, lui donner une place dans ma vie.
La mort d'un enfant fait partie des évènements qui n'ont pas de sens en eux-mêmes. C'est l'absurde total ! Le sens va se construire à partir de nous. Il n'y a pas une voie, il y a autant de voies que de personnes. C'est un vrai travail à faire sur nous.

Comment vais-je donner du sens ?..

Il peut s'agir de changer une relation avec ceux qui me sont les plus proches Avec notre conjoint essayons de nous retrouver sur des choses plus constructives.

Cette peine-là nous suivra toute notre vie ! Personne ne peut nous l'enlever. Avec beaucoup de temps, il faut y croire, nous penserons à cette peine sans qu'elle nous déchire, nous décape à l'intérieur. L'émotion que nous ressentirons ne nous empêchera plus d'aller de l'avant.

Christian BOBIN dit : " On peut se laisser dépérir par le manque. On peut aussi y trouver un surcroît de vie !" C'est ce que je souhaite à chacun et chacune de vous !

Conférence de A. Ernoult. Octobre 2005

# Posté le samedi 22 août 2009 05:12

SUPER SOIREE

SUPER SOIREE
Christine nous étions bien hier soir, j'espère que tu étais parmi nous, nous avons été super bien reçus chez les amis de ton père, c'est le paradis où ils habitent super maison magnifique propriété, des gens d'une gentillesse et d'une simplicité comme je les aime.
Par compte la chaleur oh là là terrible nous avons bu énormément bu de l'eau heureusement, véronique et Jean François ce sont baignés dans la piscine, pas moi mais j'ai regretté de ne pas avoir pris mon maillot de bain, car j'aurai bien piqué une tête de cette chaleur.
Nous sommes rentrés à 1h30 du matin, ton père a dormi cette après midi, il est tout de même bien fatigué.
Il fait bien moins chaud aujourd'hui, je viens d'avoir mon amie Jeanine au téléphone elle souffre toujours de la chaleur sur Paris.
Hier soir nous avons parlé de Mathieu de toi également de Patrick de Pascale, ainsi que de Marine car la perte de son frère est une très grande épreuve.
En partant de chez nos amis tous nous ont dit alors vivement que vous habitiez plus près de nous, et oui pour çà il faudrait arriver à vendre l'appartement????
Je sais que tu as été contente de nous avoir vu profiter au maximum de cette super soirée.
De ce pas je vais téléphoner à mamie, elle ne va pas plus mal pour l'instant je dirais même que c'est ton père qui est plus mal qu'elle.
Je te mets la photo d'un morceau de la propriété de chez Daniel et Catherine.

Bisous trésor.


# Posté le jeudi 20 août 2009 10:30

BONJOUR TITOUNETTE

BONJOUR TITOUNETTE
Encore beaucoup d'émotions avec ton père, samedi à trois heure du matin nous nous sommes retrouvés aux urgences pour un début d'occlusion, encore une fois ton père est passé à côté, il sait ton père ce qui l'attend, alors là il me parle de suicide il n'en peut plus je le comprends entre son embolie puis tout le reste il ne peut pas avoir le moral.
Rémi étant au courant de la situation il nous téléphone presque tous les jours, je lui ai dit que si cela devait continuer que tonton et moi nous allons dégagés ras le bol, il m'a répondu ne faite pas çà, mais je vous comprends, deviendrait t-il un peu plus mature????
Hier Christine j'ai engueulé le bon dieu, je doute que ce dernier existe d'ailleurs je n'y crois pas du tout au bon dieu.
Il y a bien quelque chose çà je le pense, mais quoi????
Pourquoi ce sont toujours les plus gentils qui dérouillent là nous avons de quoi nous poser des questions.
Je tenais à venir te parler un peu, au fait je vais voir le Médecin pour moi cet après midi car je me tape une crise d'arthrose carabinée au niveau des cervicales, ben çà ce n'est pas grave mais très douloureux.
Tu vois ma chérie nous sommes des vieux machins maintenant.
Je te laisse pour aujourd'hui, je profite d'un peu de fraicheur du matin pour faire le repassage, car cet après midi il va faire très très chaud.

Bisous à toi ainsi qu'à ton frère et tous tes amis.
Je vous aime les enfants.

# Posté le lundi 17 août 2009 03:15

LE PETIT PRINCE

LE PETIT PRINCE
Le Petit Prince.



Cette nuit là, je ne le vis pas se mettre en route.
Il s'était évadé sans bruit.

Quand je réussi à le rejoindre il marchait décidé, d'un pas rapide.

Il me dit seulement : "Ah ! Tu es là... "
Et il me pris par la main.

Mais il se tourmenta encore : "Tu as eu tort. Tu auras de la peine.
J'aurai l'air d'être mort mais ce ne sera pas vrai... "

Moi je me taisais.
"Tu comprends. C'est trop loin. Je ne peux pas emporter ce corps-là. C'est trop lourd. "

Moi je me taisais.
"Mais ce sera comme une vieille écorce abandonnée. Ce n'est pas triste les vieilles écorces... "

Antoine de Saint Exupéry.

# Posté le mercredi 12 août 2009 13:58

PAS BEAU

PAS BEAU
Nous n'avons pas de soleil aujourd'hui le temps est gris ce n'est pas fait pour m'arranger, enfin je n'ai tout de même pas trop mauvais moral.
Viviane vient d'arriver elle fait le ménage en bas pendant que moi je me trouve en haut avec toi.
Ce matin j'ai eu Pascale, elle attend le livre que je lui ai envoyé avec impatience, elle m'a semblé un peu mieux , si seulement je peux lui apporter mon soutien, d'ailleurs je ne suis pas seule toi aussi tu es là , je suis sûr que Mathieu est près d'elle pour l'aider dans cette dure épreuve.
Ton père comme tu le sais est sorti de l'hôpital hier, il est parti accompagner ses copains au golf, il ne joue pas, mais cela le fait marcher le cardio lui a dit qu'il fallait qu'il marche beaucoup, il peut jouer au golf, alors tu penses bien qu'il est super content, et moi aussi d'ailleurs, ce serait une catastrophe s'il ne pouvait pas aller golf.
Judith me dit de ne pas me casser la tête pour la belle mère et les belles soeurs, ne t'en fait pas pour moi Judith les belles soeurs ne font plus parti de ma vie, d'ailleurs il n'y a pas que les belles soeurs, comme tu le dis si bien j'en ai assez sur le dos, je me protège de plus Christine me protège également, je sais que la date du 18 sera une journée éprouvante pour toi ainsi que pour ton mari, il faut s'accrocher mon amie.
Je vais avoir fini le deuxième livre qui est très bien également, je vais l'envoyer à Pascale.
Christine j'espère que tu peux approcher Mathieu, je dis bien approcher car toi cela fait plus de 23ans que tu vis dans ce pays d'après, lui il vient d'arriver, je suis sûr qu'il n'est pas seul et qu'il va certainement vite s'adapter, plus vite il s'adaptera et plus vite il pourra aider toute sa famille ainsi que toutes et tous ses amis.
Il me semble que ma mission ici bas et d'aider les autres surtout les parents dont les enfants sont partis dans l'au delà, c'est assez difficile car il faut faire très attention à ce qu'il faut dire où ne pas dire, j'en ai fait l'expérience beaucoup n'ont pas su, m'ont bien souvent blessée, il me semble qu'il faut malheureusement avoir subi la perte de nos enfants pour comprendre et savoir quoi dire, mais moi aussi je pourrai sans le vouloir être maladroite, alors inspire moi ma chérie quand tu sens que je vais déraper, car j'ai la certitude que la mort n'éxiste pas, mais il m'a fallut pas mal de temps pour en arriver là.
J'arrête pour aujourd'hui ma titounette dit à Jean Marc que si je ne parle pas beaucoup de lui qu'il me pardonne, mais je ne l'ai jamais oublié mon tout petit, je vous embrasse avec tout mon amour de maman, embrasse Mathieu également dit lui qu'il ne s'affole pas je vais tout faire pour aider sa maman.

# Posté le mardi 11 août 2009 08:51

Modifié le mercredi 12 août 2009 10:08

TON PERE

TON PERE
ton papa est toujours à l'hôpital le moral dans les chaussettes, j'ai emmenée mamie le voir, je ne te dis pas l'ambiance, la tête de ton père il ne supporte pas sa mère alors il ne nous a pas adressé la parole, au bout d'un moment il nous dit vous n'avez qu'a partir, alors j'ai compris nous sommes parties.
Arrivé à la maison je lui ai téléphoné je lui ai demandé pourquoi il nous faisait la tête, il m'a répondu que sa mère l'énervait, tu parle si c'est drôle pour moi lui ai-je dit, je sais qu'il me répond, alors que faire Christine, ta grand mère à des problèmes avec ses trois enfants tout cela est dû à leur enfance.
Cela me pompe l'air je n'ai pas à subir leurs problèmes, enfin je passe là dessus il le faut bien cela ne me concerne plus, quand tu pense que sa soeur ne se manifeste pas auprès de son frère mais qu'est-ce que c'est que ces gens là, moi aussi j'ai mes problèmes avec ma soeur, mais je les règle je préfère m'engueuler avec elle et puis ensuite çà va mieux, de toute manière personne n'est parfait.
Donc revenons à l'état de santé de ton père, ce n'est pas brillant du tout, demain je vais téléphoner à notre médecin pour savoir s'il est au courant du dossier.
Au sujet de l'appartement nous avons eu une visite les gens sont revenu une deuxième fois, il paraît que c'est bon signe, nous verrons bien, je m'adresse parfois au bon Dieu en lui disant vous croyez que nous ne méritons pas un peu de chance alors faite en sorte que nous vendions, je dois t'avouer Christine que j'ai peur avec ton père, je voudrai bien qu'enfin nous puissions profiter de notre argent, surtout ton père, lui qui est toujours malade, et ce n'est pas de petite chose c'est toujours au bord de la catastrophe.
De nouveau je suis seule loin de tous les miens et quand ton père est malade ils me manquent terriblement.
Je me suis envoyé un porto avec des petits amuses geule, tranquillement avec un bouquin.
La télé je ne la regarde pas trop rien ne m'intéresse.
Il est 18 heure je vais retourner lire.
Mille baisers mon trésor, tu me manques terriblement quand ton père est malade c'est encore pire, car là je réalise que je suis vraiment toute seule, malgré que je sache que tu es là avec moi, mais je ne te vois pas je n'entends pas ta voix, tien tout à l'heure je te tenais une grande conversation, Je devinais tes réponses.

# Posté le dimanche 09 août 2009 12:04

EVIDEMMENT

EVIDEMMENT
Dans le bulletin créé pour (ceux et celles qui ont perdu un enfant), Marcelle de Jouvenel, proposant un sujet d'enquête (Les Prédestinés), écrivait :

<Pour nous, notre Passé est notre trésor, l'écrin d'où nous retirons nos pierres précieuses. Il pourrait être plus encore : devenir une preuve de la Survie, car les élus de Dieu portaient bien deux mondes en Eux. Ils étaient de la terre mais ils étaient aussi du Ciel et ce n'est que notre aveuglement qui nous empêcha de discerner les traits extraordinaires qui faisaient d'Eux des enfants différents des autres.
Elle ajoutait :

L'être qui est appelé à disparaître dans la première partie de sa vie porte en lui la connaissance exacte de son Destin : au niveau de son subconscient, il sait qu'il va mourir. Préséances bien ténues, puisque ni lui ni son entourage ne sont capables de discerner ces mystérieuses projections qui sont pourtant le reflet des événements futurs. Eclairs indéchiffrables au point de ne pas altérer la joie de vivre. On dirait qu'en ces instants fatals, le Marqué pense et agit en dehors de lui-même

Donc en résumé Christine tu savais que ta vie serait courte puisque tu me disais toujours maman je ne veux pas mourir, mais je sais que je vais mourir jeune je n'aurai pas le temps de faire tout ce que j'aimerai faire???

Bisous mon amour Bisous mon tout petit. Bisous Mathieu

# Posté le vendredi 07 août 2009 11:09

Modifié le jeudi 08 octobre 2009 14:34